Puis, l’eau revint
2026 (système d’accrochage à venir)
Installation, laine, laine recyclée,
160 x 160 cm
Réalisée dans le cadre de ma résidence au Lycée Agricole de Tours-Fondettes Agrocampus, cette pièce est imaginée tel un paysage idéal conciliant agriculture et respect de l’environnement.
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le remembrement a transformé nos paysages, étendant les surfaces de terre, éliminant peu à peu la végétation qui encadrait les différentes parcelles, et drainant systématiquement les cours d’eau. Ce phénomène, en plus d’avoir eu un impact considérable sur la biodiversité, à créé une sécheresse structurelle durable.
Cette œuvre se voit donc être une proposition de restructuration de nos méthodes agricoles. Tout d’abord, la réimplantation des haies bocagères – remplissant une fonction écologique essentielle – servant entre autres de corridor écologique, permettant la nidification, la pollinisation, protégeant les cultures du vents, etc. Qui plus est, leurs systèmes racinaires permettent d’aérer le sol, de stocker l’eau et de la filtrer grâce au rôle naturellement épurateur de certaines plantes. Les talus permettent également une meilleure absorption de l’eau garantissant un stock pour la parcelle et amenuisant la perte de fertilité des terres. Ensuite, l’association de différentes cultures et la mise en place d’une agriculture de conservation permet de préserver les sols en les décompactants, en leur apportant de l’azote, mais cela permet également de réduire considérablement le labour et l’utilisation de pesticides et fongicides.
Enfin, le cours d’eau retrouve ici toute sa place. Les activités agricoles se sont retiré des abords du cours pour laisser celui-ci retrouver sa fonction écologique d’hydratation des terres. Sans endiguement, et avec la place de sortir de son lit mineur et de méandrer comme il le souhaite, ce court d’eau hydrate les sols permettant ainsi de pallier les extrêmes climatiques.





