Vues de l’exposition SCALDIS, Centre d’Arts Plastiques et Visuels, Lille

Les cavaliers de l’apocalypse

2025
Faïence sérigraphiée à l’engobe, émail, étain,
34 x 41 cm.

Cette série prend appuie sur l’idée des cavaliers de l’apocalypse climatique, concept d’abord introduit par Johan Rockström et ses collègues, qui identifiaient quatre menaces majeures pour l’humanité : famine et malnutrition, phénomènes météorologiques extrêmes, conflits et maladies à transmission vectorielle.

Baptiste Morizot, dans Rendre l’eau à la terre, reformule ces cavaliers en fonction des enjeux environnementaux actuels : méga-feux, inondations, sécheresses et disparition de la biodiversité. L’auteur met en avant le rôle clé du castor dans la lutte contre ces catastrophes. Grâce à ses barrages, il favorise la rétention d’eau, transformant les sols arides en zones humides capables d’atténuer les inondations, de ralentir les feux, de réduire les sécheresses et de créer des refuges pour la biodiversité, d’où la vie pourra repartir après la catastrophe.

Cette série cherche à imaginer un futur dystopique où la catastrophe climatique serait omniprésente, matérialisée par des panneaux d’alerte similaires au célèbre Attention au feu. Les trois nouveaux qui l’accompagne symbolisent un monde où ces avertissements seraient visibles partout, soulignant ainsi l’urgence de la crise écologique et la nécessité d’une prise de conscience immédiate. Les pattes antérieures de castor qui soutiennent chacune de ces plaques rappellent le rôle capital de cet animal dans la sauvegarde de la biodiversité
et la limitation des catastrophes naturelles.