Vues de l’exposition /topographie d’une fuite, L’îlot Sauvage, Niort

Ce qu’il en reste

Cire de paraffine, mèches et peinture acrylique sur toile,
monolithes : 10 cm de diamètre x 200 cm; toile : 100 cm x 80 cm, 2022.

Ce qu’il en reste est une installation constituée de quatre sculptures et d’une toile. La forme cylindrique des monolithes nous renvoie à celle des carottes de glace : échantillons prélevés dans les calottes glaciaires, permettant l’étude des variations environnementales passées, remontant parfois à plusieurs centaines de milliers d’années en arrière. Riche outil de paléoclimatologie, c’est‑à‑dire l’étude des climats passés et de leurs variations, ces carottes de glaces permettent d’établir les conditions environnementales de chaque période géoclimatique, et ainsi, mieux comprendre l’évolution du climat actuel et futur.
Tout comme ces monolithes tendent à disparaître de par leur fonte, le réchauffement climatique provoque un recul des glaciers engendrant la destruction massive de cette source scientifique et historique. Les flammes centrale donne donc à ces sculptures une éphémérité ne laissant à voir au visiteur uniquement « ce qu’il en reste », et se retrouvent immortalisées au travers de la peinture, agissant alors comme portrait de leur souvenir.

Vues de l’exposition Les Vibrations du monde, Espace Chabrier, Saint-Pierre-des-Corps